I was a really good mom, before I had kids, Chronicle books
Jusqu’ici vous vous étiez imaginée seule au monde dans la barque de la culpabilité systématique. Culpabilité pour avoir a moitié catapulté la poussette de Babichou dans le bus ce matin, culpabilité pour n’avoir fait que 10 bisous en le laissant chez la nourrice (et oublié de lui dire merci pour vous avoir écrasé son bout de gateau baveux sur la poche de votre veste noire, signe pourtant de créativité et d’amour filial), culpabilité ce soir de la boite de lentilles ouverte à la va vite (comment ca vous n’avez pas concocté un plat complet avec juste ce qu’il faut de fibres, vitamines et féculents, sans oublier la petite entrée de crudités qui évite le scorbut ?), culpabilité d’ouvrir la boite en question à 20h30 imaginant déjà Babichou au bord de la crise d’hypoglycémie (comment ça vous n’avez pas réussi à gérer 2 bains en moins d’une heure ?), culpabilité pour n’avoir lu que 2 histoires et pas 3 (ou 4 ou 10 ou 20), culpabilité d’avoir sauté la dernière page de l’histoire n°2, culpabilité pour avoir refusé de mimer un singe en pleine crise d’over jungle une minute de plus après un quart d’heure de performance, culpabilité d’avoir pensé "enfin" quand vos 2 loulous se sont endormis.
Et bien tout cela c’est fini. Grace à Trisha Ashworth et Amy Nobile et leur livre I was a really good mom before I had kids.
LE livre qui devrait être au chevet de toute mère qui se respecte, qui se respecte assez pour s’avouer et avouer aux autres (et surtout aux non encore mères, rarement préparées au fait que oui, elles vont déchanter, au moins de temps en temps) qu’élever des enfants ne se passe pas au quotidien comme dans Mary Poppins et que oui vous avez le droit de rêver parfois d’un bain de lait d’anesse sur une ile déserte où il n’y aurait pas d’enfant et pas de mec. Ou tout autre phantasme qui vous est propre, mais sans EUX.
Ouf, ça fait du bien de ne pas se sentir anormale!
Les sous: 14,70 € (chez Amazon)